| Suspension de travaux de 6 mois sur le gaz de schiste |
Europe Ecologie Les Verts d’Ardèche prend acte de la décision de procéder à une suspension de travaux de six mois sur les gaz de schiste annoncée par Madame Kosciusko Morizet à l’issue de son entretien avec la député Européenne du Sud Est, Michèle Rivasi.
Cette décision est le fruit de la mobilisation des Ardéchois qui ont été plusieurs milliers à se déplacer dans les réunions d’information sur les gaz et des élus qui adoptent chaque jour de nouveaux arrêtés municipaux d’interdiction des forages comme l’ont déjà fait plus de la moitié des communes ou communautés de communes d’Ardèche méridionale, généralement à l’unanimité.
Pour Europe Ecologie Ardèche, cette décision soulève de l’inquiétude pour quatre raisons : Elle parait inadaptée et insuffisante car les documents disponibles en provenance des USA et du Canada sont édifiants et suffisent à justifier un arrêt définitif immédiat. Elle va se traduire par six mois d’incertitude préjudiciable à l’ensemble des investissements en Ardèche dans le domaine de l’agriculture et du tourisme, préjudiciable à la demande de classement à L’Unesco du site de la grotte Chauvet, et dramatique pour le choix du gestionnaire de l’Espace de Restitution. Le choix de confier la responsabilité de l’étude au Ministère de l’Industrie dirigé par Eric Besson, soulève les plus grandes réserves. Enfin l’échéance de cette suspension de travaux au 2 août interroge sur l’éventualité d’une mise en œuvre des forages discrètement, à la faveur de la période estivale, mettant les Ardéchois face au fait accompli. Nous attirons l’attention sur le fait que la convoitise des multinationales pétrolières sur l’Ardèche risque de durer plusieurs années voire dizaines années. En effet, elle ne peut que croître avec la hausse prévisible des tarifs des hydrocarbures sur les décennies qui viennent. Il convient donc pour les Ardéchois de structurer la lutte et de construire les outils d’une longue bataille. Europe Ecologie exige que l’étude annoncée par la ministre Kosciusko Morizet, ne soit pas menée dans le secret des services ministériels mais dans le cadred’une commission ouverte et transparente. Les collectivités locales, les mouvements citoyens et des experts indépendants doivent être associés dans une structure d’étude disposant de réels moyens d’investigation et d’information des populations concernées.