L’artiste nous propose un monde singulier construit d’un subtil mélange d’inquiétude et de fraîche naïveté.
Les encres lourdes, puissantes, presque en matière, de Patrick Tourtel, cernent à la manière des vitraux du Moyen-âge, des rouges et des bruns lumineux. Mais pas de pieuses images dans cette œuvre qui nous interpelle d’emblée. L’artiste nous propose un monde singulier construit d’un subtil mélange d’inquiétude et de fraîche naïveté.
Cités chaotiques traversées par des êtres au regard vide, hypnotisés ou hypnotisant, mais aussi vaguement attendrissants dans l’acceptation de leur destin. Enigmatiques, parfois déchirés, les personnages de Patrick Tourtel semblent murés dans le silence, dans l’univers de mosaïques d’une ville où chacun se cherche, se poursuit… Regards de face, de profils, qui semblent en savoir long. Paysages tout en rondeur curieusement privés de toute perspective… Chacun parcourt sa vie seul ou en imitant les autres, vers quels projets, quels buts ? L’œuvre nous questionne sur la condition humaine.



