Outre le parcours initiatique et l’histoire passionnante du jongleur Shikada, le spectacle permet d’allier plusieurs disciplines dans le même spectacle
Shikada est le dernier descendant d’une famille de jongleurs qui se transmet l’art de la jongle de père en fils depuis des générations. Dès son plus jeune âge, son père tente de l’initier à cette discipline exigeante. Mais Shikada n’a pas la vocation : ce qu’il préfère lui, ce sont les papillons. Il admire leur vol, la beauté et la fragilité de leurs ailes. Ce sont ses amis. Il danse avec eux mais, pour ceux qui l’observent vraiment, c’est un véritable ballet de jongleur... Son père juge que tout ceci n’est qu’enfantillage. II l’oblige à suivre son enseignement mais Shikada est plutôt maladroit, tout tombe de ses mains. Il voudrait bien faire plaisir à son père, comme tous les enfants, mais sans succès. La jongle n’est pas sa passion. En désespoir de cause, son père, qui est un homme bon et compréhensif, lui propose de parcourir le monde, d’y rencontrer d’autres peuples, d’autres jongleurs afin de réussir, peut-être, à trouver la passion que lui n’a pas réussi à lui transmettre... Shikada fait donc le tour du monde, il y rencontre des cultures différentes, des musiques différentes, des couleurs différentes, des manières de jongler différentes. Lorsqu’il rentre chez lui, il est un jeune homme ... et il a réussi à allier sa passion des papillons et celle de la famille ; il jonglera avec des éventails... Son père est fier de lui. Il est devenu le plus célèbre jongleur du Japon. L’Empereur, qui a beaucoup entendu parler de lui, veut le voir jongler. Mais là, devant l’empereur, Shikada perd sa concentration et laisse tomber un éventail. Pour lui, la honte est insurmontable, il veut se donner la mort. Mais l’Empereur, loin de lui en vouloir, le fait revenir et lui annonce sa joie de l’avoir vu jongler. Il lui dit aussi sa satisfaction devant le respect que Shikada avait montré pour lui : un respect tel qu’il avait raté une passe afin de ne pas égaler l’Empereur dans sa Perfection... Si Shikada avait été parfait, il n’aurait peut être pas eu la vie sauve car c’est un affront que d’être aussi parfait que l’Empereur...



