Par la Cie Transe Express
"Le monde des couleurs est décrit comme réservé à l’intime, chacun ayant ses couleurs préférées ou ses harmonies honnies. Pourtant les couleurs ont un passé culturel et un pouvoir symbolique chargé. Elles ont également des effets physiologiques et psychologiques sur l’être humain et c’est cette arme que les peintres ont brandie. Le Cabaret Chromatic tente de mettre en scène ou plutôt en piste cette émotion-là, "Le mystère de la chromatologie" comme en parlaient les artistes du Bauhaus.
Les spectateurs verront des tableaux, célèbres pour la plupart, se construire sous leurs yeux. Pour la première fois les images seront en volume, en chair et en os ; par contre, l’angle de vision sera très différent de celui du peintre, puisque le public sera réparti autour de la piste. N’ayez crainte, c’est un jeu, une pratique, une envie de mordre dedans, comme certains guerriers africains mangeaient leurs ennemis pour en acquérir les pouvoirs. Et puis ces tableaux seront éclatés, mis en mouvement, déstructurés, envolés.. Imaginez que le lit de "La Chambre Bleue" de Van Gogh se mette à décoller et que Little Nemo caché à l’intérieur s’y trouve suspendu par un pied... Imaginez que l’arbre qui pousse dans "La Nef des Fous" de Jérôme Bosch se révèle être un mât chinois, que "Les Glaneuses" et "L’Angelus" de Millet entament une danse tribale à la terre. Viendrez-vous pleurer aux "Funérailles d’Ornans" de Gustave Courbet, ou vous éclater à "L’Enterrement de la Sardine" de Goya ? Imaginez qu’il pleuve des hommes à parapluie comme dans Magritte...
"Goûts et couleurs ne se discutent pas ?" ... Pour ne pas faire mentir le proverbe, le spectacle sera avant tout visuel et musical. Un orchestre de circonstance tel un médium ou un catalyseur impulsera et soutiendra les images naissant sur la piste. Et pourtant... Deux personnages tout droits sortis de notre histoire se donneront la réplique, tels deux Augustes de soirée. Lyrisme et esprit scientifique, romantisme et pragmatisme s’affronteront sous les traits de Goethe le damné, et Newton le grave, celui-la même qui aurait reçu une pomme sur la tête..."



